Revue de presse

Mécanisme européen de solidarité: le Front de gauche contre les conditions du vote

PARIS, 7 février 2012 (AFP) - Les députés du Front de gauche ont protesté mardi contre les conditions dans lesquelles l'Assemblée nationale ratifiera, le 21 février, la création dès juillet 2012 du Mécanisme européen de stabilité (MES) décidé lors du sommet européen du 30 janvier.

Le chef de file de ces députés, Roland Muzeau, a demandé en vain, lors de la conférence des présidents de l'Assemblée, que les deux textes sur ce sujet fassent l'objet d'un vote solennel nominal par scrutin public le 21 février. Cette demande a été refusée par la majorité.

M. Muzeau (PCF) a exprimé devant la presse sa "colère" devant ce refus, tandis que Martine Billard, députée et vice-présidente du Parti de gauche, a estimé dans un communiqué que "tout est fait pour priver les peuples du moindre débat public sur ces enjeux et pour dissimuler aux électeurs les votes de chacun des parlementaires".

"Ce refus de vote solennel conduisant à une ratification en catimini par la France des nouveaux traités européens est un pas de plus dans la dépossession des peuples de leur souveraineté nationale sur les enjeux européens et constitue un déni de démocratie", écrit Mme Billard.

Le traité sur le MES et la modification du traité de l'Union européenne qu'il entraîne sont distincts du traité sur la discipline budgétaire conclu, également le 30 janvier, entre 25 pays de l'Union, qui ne sera formellement signé par les chefs d'Etat et de gouvernement que le 1er mars.

Ce traité à 25, que le candidat socialiste à l'Elysée François Hollande veut renégocier, ne sera examiné en tout état de cause que par l'Assemblée nationale issue des élections législatives de juin, l'Assemblée actuelle arrêtant ses travaux au plus tard le 9 mars.

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