Le projet de loi du gouvernement sur le temps de travail, que vient de voter à l'Assemblée nationale la majorité UMP, signe l'arrêt de mort des 35 heures. Il s'agit d'une régression sociale particulièrement grave, qui aura des conséquences très concrètes sur la vie des salariés et de leurs familles: semaine de travail portée à 48 heures, suppression des jours fériés hors 1er mai pour les forfaits-jours, 17 jours de travail supplémentaires, soit un samedi sur trois.
En outre, le gouvernement a choisi délibéremment de trahir les règles du dialogue social qu'il avait lui-même posées. En effet, à l'origine de ce projet de loi, une négociation historique entre partenaires sociaux (syndicats CGT, CFDT, CFTC, FO, CFE-CGC et Medef compris!) avait donné lieu à une "position commune', principalement sur la représentativité des syndicats, qui devait être respectée à la lettre.
Ces nouvelles dispositions ne respectent en rien la parole du gouvernement. Ce mépris insupportable des partenaires sociaux est à mettre directement en relation avec les propos provocateurs de Nicolas Sarkozy, qui raille les luttes sociales en prétendant qu'actuellement, personne ne remarque les mouvements de grèves. Il aurait tort de sous-estimer les capacités des mouvements sociaux à faire respecter leurs légitimes revendications...
Voici la motion que j'ai défendue le 1er juillet et l'explication de vote que j'ai prononcée au nom de mon groupe ce mardi 7 juillet, qui détaillent les raisons de notre opposition à ce projet de loi.
Egalement disponible sur le site de l'Assemblée en cliquant ici.
Une dépêche AFP sur le sujet en cliquant ici.
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