Des ouvrières de la société Snecma, soutenues par le syndicat CGT, qui avaient attaqué leur employeur pour discrimination en matière de salaire et d’évolution de carrière ont obtenu gain de cause devant le Conseil des prud’hommes de Nanterre et je m’en félicite.
Ces huit femmes entrées dans l’entreprise en 1972 et 1984 avaient saisi le tribunal des prud’hommes en 2005 après avoir vu leur évolution de carrière et salariale stagner. Cette situation montre à quel point il est indispensable que soit véritablement mise en application la loi du 23 mars 2006 relative à l’égalité salariale entre les femmes et les hommes. Cette loi vise à la suppression des écarts de rémunération avant le 31 décembre 2010. Or on est loin du compte, car 5% seulement des entreprises de plus de 300 salariés ont engagé des négociations en ce sens. En moyenne les femmes touchent 27% de moins que les hommes, tous temps de travail confondus. 19% de moins à temps complet. En matière d’égalité professionnelle, la France occupe le 116e rang mondial. Ajouté à cela le fait que ce sont les femmes en majorité qui occupent des emplois précaires et à temps partiel. Il est temps d’en finir avec cette discrimination dont les femmes sont victimes depuis trop longtemps. Les discours ne suffisent plus, il est urgent de mettre en place des mesures contraignantes pour les employeurs qui n’entendent pas respecter la loi.
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