A l'unanimité, L'Assemblée nationale vient d'adopter un texte qui marque une étape importante dans la lutte contre les violences faites aux femmes au sein du couple. Les dispositions que la loi comporte - création d'une ordonnance de protection, mise en œuvre d'un délit de violences psychologiques, nouveaux droits pour les femmes étrangères, nouvelles mesures relatives à l'autorité parentale, obligation pour les bailleurs sociaux de réserver des logements aux femmes victimes de violences et des chambres en cités universitaires pour les étudiantes concernées - doivent permettre une meilleure protection des femmes, une plus grande répression des auteurs de ces violences et des progrès réels pour prévenir des phénomènes qui représentent le plus brutal de l'inégalité existant dans notre société.
Il est cependant regrettable que le gouvernement et l'UMP soient revenus sur un amendement pourtant retenu par la Commission qui attribuait une carte de résidente aux femmes étrangères victimes de violences de la part d'un conjoint déjà condamné pour ces faits.
Je me satisfais de l'adoption de cette loi qui dresse un cadre, des règles, mais la vigilance et la mobilisation ne doivent pas faiblir. Il faudra continuer à agir pour que dans les faits ces dispositons trouvent concrètement à s'appliquer et dégager les moyens financiers nécessaires. En adoptant cette loi, la représentation nationale a pris un engagement envers les femmes, celui de les faire respecter. Pour cela, je soutiens la proposition de Marie-George Buffet de mettre en place un collectif de vigilance, composé d'élus et d'associations.
Lire son intervention au nom des député (e)s communistes.